Brasser ses propres souvenirs à ce point ravivait les émotions d’Astane, entre mélancolie et nostalgie. Des mémoires aux fragrances douces amères qui soulageaient le cœur du mage maintenant qu’elles avaient été couchées sur le papier.
Le jeune homme perdit son regard dans les effluves de l’eau, comme si celles-ci emportaient avec elles ces souvenirs pour laisser la place à de nouveaux. Le courant emportant ces bribes du passé de l’érudit pour leur faire vivre un ultime voyage.
Reprenant sa plume, il entreprit de démarrer son second chapitre.
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Chapitre 2 : A chaque aventure son voyage
Le grand départ, c’est avec une anxiété à peine dissimulée que je fis mes premiers pas d’aventurier sur Eorzéa. Et autant vous dire qu’avec aucune connaissance au combat et mon seul don pour la magie curative, je me doutais déjà à l’époque que le voyage n’allait pas être simple. Mais les périples sont formateurs comme le disais ma mère. Et je n’avais là encore peu, voir aucune idée de ce que j’allais bien pouvoir vivre comme déconvenues.
Attaque en tout genre, kidnapping, course poursuite… Je ne vais pas m’attarder sur tout cela, car le résultat fut à peu près toujours le même, des larmes, des blessures et souvent un précipice… Aujourd’hui je ne peux m’empêcher de sourire en repensant au jour où j’ai cru qu’une tribu d’Ixal, qui m’avait en fait capturé, souhaitait me faire visiter leur village. La désillusion fut grande quand le moment de la prise de conscience fut venu. Le régime pain sec et eau croupie dura deux semaine avant que je ne réussisse à m’enfuir en coupant un des liens de la cage avec un verre de mes lunettes.
L’anecdote peut paraitre cocasse, mais ce jour-là j’ai bien failli y passer en tant que sacrifice au nom de leur mégère déplumée !
C’est ainsi que mes pas me portèrent par monts et par vaux. Entre les différentes bibliothèques des différentes citées états. Je n’osais jamais vraiment m’éloigner des routes principales de peur de me faire attaquer ou pire encore. C’est ainsi que j’ai pu améliorer mes connaissance, une vie d’érudit laissant peu de place aux relations sociale. En y repensant maintenant, je pense que mes seules interactions de l’époque furent celles que je pouvais avoir avec les indexes des différents lieux de connaissance.
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